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lundi 11 juin 2012

Caprices de Dominatrices




Clara s’en alla, le cœur battant d’espoir.
- Aujourd’hui je veux que tu prennes Maxime. Il est robuste comme une statue. Et sa peau est rouge comme le cuivre.

Clara fit sonner le carillon.
Lentement, Ava Swan entra dans le salon principal de la villa. Son éternel sourire aux lèvres, elle parla, d’un ton ferme. Dédaignant la présence de l’esclave, elle s’adressait à Maîtresse Emira :
- Que se passe-t-il ici ? Il est venu à notre connaissance des faits étranges. On affirme que toi, la gynarchiste intrépide, tu subis le joug honteux d’un esclave ! Est-ce celui-ci ?... Nous avons cru en te faisant don de cet homme ajouter à tes plaisirs. Comment ce minable a-t-il pu s’y prendre pour arriver à dominer ta conduite ? S’il est ainsi, il subira le supplice qu’il nous a plu d’édicter contre les récalcitrants de son espèce.



Elle avait parlé avec lenteur, scandant chaque mot dans la préoccupation, que Maxime comprît tout. L’éloquence simple, l’emphase farouche qui lui gagnaient le cœur de ses princesses de la gynarchie avaient vibré dans chaque phrase.
Maxime, affolé de terreur, fixait sur Maîtresse Emira ses yeux dilatés, ses dents claquaient.
Il se précipita devant elle, s’agenouilla, baissa sa tête. Dévotement, il baisa ses chaussures. Les yeux écarquillés, il continuait à fixer sa maîtresse. Et, d’un élan, se jeta aux pieds de la dominatrice, il baisa le bas de sa robe. De son pied, elle écartait Maxime, frappait ses mains l’une contre l’autre.



Clara s’approcha.
- Donne vingt coups à cet homme. Flagelle-le comme on fouette les merdeux de son espèce.
- Faut-il l’emmener ? Le corriger devant les autres esclaves ?
- Non. Ici. Tout de suite.

Et Ava Swan s’asseyant sur son siège, invitait Maîtresse Emira à s’asseoir auprès d’elle. Clara s’était emparée de Maxime. Il était tellement terrorisé que lui-même l’aidait à se déshabiller. Cependant il implorait la dominatrice d’un regard persistant. Il était nu. Alors seulement il pensa à la honte de cette nudité, devant ces femmes. Clara l’attacha à la table qui faisait face aux gynarchistes. Il se trouva les bras et les jambes liés en croix sur le dos. Il ne pouvait plus bouger. Sa tête fut calée, de telle sorte qu’il ne pouvait plus la tourner.



Le supplice commença.
Clara prenait sa distance. Le bout de son fouet décrivit un huit au-dessus de sa tête et retomba sur les reins du malheureux qui poussa un cri strident. Pendant ce temps-là Ava Swan se leva de son siège et vint monter sur la table pour s’accroupir sur le visage de l’esclave. Elle écarta d’une main sa culotte afin de présenter son anus à lécher à Maxime. Puis, à tour de rôle, Maîtresse Emira puis Clara prirent la place d'Ava Swan. Tandis que cette dernière prenait d’autres instruments pour le battre.
- Assez !... Assez, je vous en supplie… J’en deviendrais fou ! On me tue… Faites cesser mon martyre… Non ! Oh ! non… Je vous en prie…



Et comme seule réponse, le fouet sifflait et retombait sur ses chairs.
- Voilà qui t’apprendra à manquer de respect à Maîtresse Emira. Ta place doit rester à ses pieds. Tu dormiras ce soir sur la paillasse de la geôle, exulta Ava Swan.
- Clara ! appelle Mickaël, ordonna Maîtresse Emira, qu’il prépare prestement le dîner. Quant à Maxime, je ne veux plus jamais voir cette esclave, fout le à la porte Ava Swan !

mardi 29 mai 2012

Barefoot Girls


Lorsque j’ouvris la porte d’entrée, en rentrant tardivement chez moi, j’étais surprise du silence qui régnait dans cet appartement. Cela fut étrange car Clara et Mathilde sont des soumises plutôt bavardes et ne pas les entendre me donna l’impression qu’il se passait quelque chose d’inhabituel.

Par conséquent, je pris soin de retirer mes escarpins et je m’avançais discrètement en direction de la chambre à coucher, en évitant de faire grincer le parquet. En effet, la porte de celle-ci était fermée, la lumière de la pièce allumée. Je tendis mon oreille pour essayer de discerner quelques bruits et je distinguais un je-ne-sais-quoi d’assez incertain qui pouvait ressembler à des soupirs et à des murmures.

J’entrepris donc, d’ouvrir silencieusement la porte et quelle fut ma surprise, lorsque je vis Clara en pyjamas, allongée sur mon lit avec Mathilde qui était en train de lui lécher les pieds. Elle semblait apprécier. Je décidais donc de me retirer sans un bruit, en laissant juste mon gant sur le pas de la porte. Ainsi lorsqu’elles le verront, elles seront ce qui les attend.


Barefoot Girls - www.barefoot-girls.net






jeudi 24 mai 2012

Balkan Brat Dom




Je peux garantir que l’essentielle de ma pensée et de ma vision du monde, je le dois à une culture afférente de l’histoire des femmes et à une infinité d’expériences toutes enracinées dans le rapport que j’entretiens avec les sexes et avec la nature.

Ma fièvre de livres, de textes et de mots procède d’un désir profond de donner forme à ma révolte emmagasinée par mon corps depuis mes années d’enfance. Mais pourquoi cette protestation était-elle aussi sourde ? Mais pourquoi des événements qui ont l’air de n’émouvoir peu de monde, me paraissent-ils insupportables, aux yeux de l’adolescente et de l’adulte que je suis aujourd’hui ? Pourquoi suis-je furieuse par le manque de gratitude à l’égard des femmes ?

Je ne supporte plus de voir un homme dominer une femme, quel que soit le domaine dans lequel on se trouve. Je ne veux plus de dominateurs et de ses éternelles soumises, je ne veux plus de directeurs et de ses éternelles assistantes qu’ils méprisent, de maris qui malmènent leurs épouses et d’hommes qui cachent les femmes comme s’il s’agissait de denrée ou d’un objet de convoitise.

Et tu vois mon cher Mickaël, lorsque je pense à tout ça, je peux te certifier que cela rend ma cravache bien plus cinglante et bien plus meurtrière lorsque je considère le genre masculin. Toi ! avec tes idées libertaires ! tu me fais bien rire ! Les hommes sont capables de toutes les théories et de tous les concepts, mais dès qu’il faut passer à la pratique, ils sont dans l’impasse de leurs passions tristes, répandant la souffrance autour d’eux. Ils ne savent pas dompter leur nature et ils se comportent comme des prédateurs.

La place des hommes est donc plus que jamais à mes pieds et c’est toi qui va prendre ce soir la mesure de ta soumission. Je te piétinerais, je t’écraserais, je te monterais comme un poney. Tu me serviras de table, de tabouret et de desserte. Je suis furieuse ! 

Mickaël ! Va chercher ton collier ! J’ai l’intention de passer du temps avec toi !

Ava Swan

Balkan Brat Dom : www.balkanbratdom.com

Ava Swann




Dominatrice à Paris, Mademoiselle Ava Swann, superbe femme gynarchique pour esclave-soumis, masochiste, homme-objet de plaisir acceptant tout - fétichisme du cuir, du pied et du talon aiguille, cuir vinyle sexy-class, humiliations sévères, punitions dures, contrat définitif, chaînes glacées, don de soi, longs face-sitting, pénétrations profondes, féminisation fatale, viols répétés exercés sur homme attaché ou séquestré, domination du sexe - et tout ce qui peut plaire à Mademoiselle Ava Swann, Maîtresse en gynarchie, de possession extrême.



« Oui, je l'aime à mes pieds, à genoux, offert, fesses bien écartées, à la merci de ma badine, de mes ongles, du bout pointu de mon escarpin.
J'aime à le faire attendre. Qu'il se sente humilié, possédé, animé par ce seul désir : m’appartenir.
Ensuite je le retourne et je l'allonge sur mon sofa : mains attachées, sexe garrotté, seins retenus par des pinces, cuisses bien relevées afin que je puisse disposer à mon gré de la partie la plus intime de son corps. Pour bien le pénétrer...
Et puis il y a sa bouche : pulpeuse, gourmande, désireuse que je l'écrase, de devenir mon siège-vivant, de me donner tout le plaisir qu'il me plaira de prendre.... aussi longtemps que je le souhaite... Moi ? Maîtresse Ava, superbe dominatrice, grande et voluptueuse, sensuellement perverse et inexorable gynarchiste. »


THE LADY OF SHALOTT


The Lady Of Shalott par Alfred Lord Tennyson


Amoureuse d'un tableau ? Oui. On peut le dire ainsi. Car ce tableau, je l'ai aimé. Comme on aimerait une femme captive dont on pourrait disposer à volonté, à laquelle on pourrait penser jusqu'à s'en obséder et dont la sublime indifférence ne ferait qu'attiser le désir.

C'était il y a quelque temps, alors que j'entretenais une relation de possession de grande qualité, avec un prince de mes amis qui séjourne souvent à Londres.

À chacun de mes voyages, David, le chauffeur, me prenait à l'aéroport pour me conduire directement auprès de son maître qui m'attendait là, comme un fou, dans le désir absolu de mon pied. Finalement je lui accordais ce désir, mais seulement après qu'il l'eut mérité. Qu'il ait obéi, satisfait et accepté comme il se doit. Ensuite, c'est moi qui perdais la tête. Traversant la ville de Londres à la hâte pour rejoindre laTate Gallery : ce lieu magique où elle m'attendait. ELLE, sublime, magnifiquement peinte, pétrifiée et captive.

Dès que je rentrais dans le musée, mes oreilles se mettaient à bourdonner et mon coeur à battre très fort. J'entendais le bruit de mes pas sur le plancher des grandes salles comme si j'étais dédoublée. Parce que je m'avançais vers ELLE. D'ailleurs, je courais presque, animée par la plus vive des émotions, à la limite de la folie. Exactement comme quand je vais retrouver pour la première fois celui ou celle que l'on adore.

Sur la gauche, les portraits élisabéthains défilaient et je les aimais. Les retrouvant à chaque fois, tout comme la "Dame en Bleu" de Gainsborough, un peu plus loin sur la droite, avec son regard malicieux figé depuis des siècles. Ensuite, quelques paysages de Constable, puis deux ou trois Turner et enfin, les premiers préraphaélites : sublimes. Rarement tous présents car déplacés bien des fois pour une exposition à l'extérieur. Mais ELLE, je savais qu'on ne la bougeait jamais et que je la retrouverais là, accrochée et immense, sublime et magnifiquement peinte par Waterhouse : THE LADY OF SHALOTT.

Me retrouver enfin face à elle me mettait à chaque fois dans un état étrange car je me sentais glacée. Comme pétrifiée par un désir infini à la fois satisfait mais impossible à satisfaire. Pourtant, à chaque fois j'y croyais. Je venais animée par la plus intense des émotions. Comme si j'attendais tout de ce tableau.

Une folie? Oui, peut-être. Mais quelle délicieuse folie!

«  Et dans les eaux sombres de la rivière
    Tel un prophète téméraire en transe,
    Réalisant toute son infortune —
    C'est avec une figure terne
    Qu'elle regarda Camelot.
    Et lorsque le jour déclina,
    Desserrant la chaîne, elle s'allongeait ;
    Le courant au loin l'emportait,
    La Dame de Shallot… »

— Lord Alfred Tennyson, Extrait de la IVe partie