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jeudi 21 juin 2012

Le lesbianisme et la poésie de Sappho de Lesbos dans l'art et la littérature


Les Amies de Louise Catherine Breslau



Comment est-il possible de commencer une telle rubrique, sans citer aux lectrices le site incontournable, consacré à la vie et à l’œuvre de Sappho. Ces pages vous feront découvrir l’étendue des connaissances disponibles sur la poétesse et vous livreront de nombreuses sources qu’il est précieux de connaître. Un site riche pour un corpus enthousiasmant, remarquable, il offre beaucoup d’informations sur l’époque de Sappho et les mythes qui l’entourent.

Merci énormément à Arvicola Nonagénaire (?) pour sa généreuse documentation, qui nous plonge dans l’univers littéraire et artistique du sapphisme.


 « Prolonge la nuit, Déesse qui nous brûle !
   Éloigne de nous l’aube aux sandales d’or.
   Déjà, sur l’étang, les vertes libellules
Ont pris leur essor.
   Tes cheveux, flambant sous l’ombre de tes voiles,
   Atthis, a gardé le feu rouge du jour.
   Et le vin de fleurs et le vin des étoiles
M’enivrent d’amour.
   Nous ne savons pas quelle aurore se lève
   Là-bas, apportant l’inconnu dans ses mains…
   Nous tremblons devant l’avenir, notre rêve
Craint les lendemains.
   Je vois la clarté sous mes paupières closes,
   J’étreins vainement la douceur qui nous fuit.
   Déesse à qui plait la ruine des roses,
Prolonge la nuit. »
Renée Vivien, Évocations, Alphonse Lemerre Éditeur, 1903, pp. 9-10.



Le lesbianisme et la poésie de Sappho de Lesbos dans l'art et la littérature - www.saphisme.com

lundi 11 juin 2012

Bacchante triste



Le jour ne perce plus de flèches arrogantes
Les bois émerveillés de la beauté des nuits,
Et c'est l'heure troublée où dansent les Bacchantes
Parmi l'accablement des rythmes alanguis.

Leurs cheveux emmêlés pleurent le sang des vignes,
Leurs pieds vifs sont légers comme l'aile des vents,
Et le rose des chairs, la souplesse des lignes,
Ont peuplé la forêt de sourires mouvants.

La plus jeune a des chants qui rappellent le râle :
Sa gorge d'amoureuse est lourde de sanglots.
Elle n'est point pareille aux autres, - elle est pâle ;
Son front à l'amertume et l'orage des flots.

Le vin où le soleil des vendanges persiste
Ne lui ramène plus le généreux oubli ;
Elle est ivre à demi, mais son ivresse est triste,
Et les feuillages noirs ceignent son front pâli.

Tout en elle est lassé des fausses allégresses.
Et le pressentiment des froids et durs matins
Vient corrompre la flamme et le miel des caresses.
Elle songe, parmi les roses des festins.

Celle-là se souvient des baisers qu'on oublie...
Elle n'apprendra pas le désir sans douleurs,
Celle qui voit toujours avec mélancolie
Au fond des soirs d'orgie agoniser les fleurs.

Renée Vivien dans "Études et Préludes"


« Dika, Élève de Sappho, Lesbos, 600 av. J.-C. » de Sandra Boehringer




Dans le paysage d’une Grèce insulaire dont l’histoire ancienne reste encore largement à découvrir, le regard sensible d’une adolescente nous invite à dépasser la légende : Sappho n’est pas un mythe, ce fut la plus grande poétesse de Lesbos. Elle a conduit, formé, chanté les chœurs de jeunes filles de cette île.

Dika, dont Sappho nous a conservé le nom, est une de ses élèves. À l’aube du « miracle grec », à la sortie de ces « âges obscurs » que les historiens interrogent, les rôles des hommes et des femmes ne sont pas encore ceux que la cité athénienne définira.

Et à Lesbos, vers l’an 600 av. J.-C., il y eut un moment privilégié où la "paidéia" des filles fut aussi complète et ambitieuse que l’éducation des jeunes gens : une formation du corps et de l’esprit, une initiation à la vie.

Sandra Boerhinger enseigne à l’Université des sciences humaines de Tunis. Ses travaux de recherche portent sur les femmes dans la littérature grecque et latine et l’homosexualité dans le monde antique.





mardi 29 mai 2012

Chronique d'une lesbienne fétichiste


Pour débuter ce journal, je vais vous faire part de mon enthousiasme à ouvrir ce blog. Je vais pouvoir enfin mettre en image ma fascination, mon émotion face à la beauté singulière du pied des femmes. Il s'agit d'un enchantement qui remonte très loin de ma prime enfance. Des souvenirs émus me reviennent de mon institutrice du cours préparatoire, qui balançait nonchalamment ses sandales pour faire apparaître par intermittence un petit pied cambré d'une blancheur qui me troubla.

Pour cette première publication, nous allons nous émerveiller sur les filles d'Abby Winters. En effet, je visite régulièrement ce site que je trouve merveilleux par la candeur de ses modèles.











Complicités féminines 2




À maintes reprises, j’ai eu envie de passer subrepticement sous sa robe de printemps, parce qu’en ce qui me concerne, il y a aussi ça entre deux amies qui s’aiment tendrement, et le doigt le plus agile, le plus délicat, ne pourrait remplacer le velours sucré de deux lèvres onctueuses, entre lesquelles passent une fine langue et le souffle de la tendresse, qui viennent s’unir à la bouche, pour contempler ce moment de volupté. Fallait-il lui faire part du désir fou qui me captivait, qui m’hypnotisait ? Elle en avait entendu parler par des amies, mais elle ignorait complètement ce que ça pouvait être, se doutant toutefois que ça ne pouvait être que bien bon.



- Les sensations sont si bonnes, surtout quand on a été préparée par la fessée.
- Oh ! je me souviens de ce grand plaisir dont je me suis délectée, de mon amie Catherine, un jour que la directrice m’avait fessée énergiquement. Cela me brûlait par tout le corps, qui dansait de ses mouvements, et Catherine qui était ma bonne camarade, me fit, en me chatouillant, beaucoup plus de transport que les autres fois.
- Alors ? Vous avez l’air de vous aimer, vous semblez fusionner, vous le faite si bien ensemble, je vous voie comme des cygnes.
- Oh ! oui, l’amour que j’ai pour toi est tout à fait différent. Les plaisirs sont tout autre.
- Et à quoi ressemble cet amour ?



Elle se rua sur moi et me répondit tendrement par un baiser brûlant et appuyé. Ces conversations, qui se renouvelaient à chaque visite, quand sa mère nous laissait seules, enflammaient nos sens, sans que nous puissions toujours éteindre, par le système habituel, les flammes dévorantes qui embrasaient nos corps. Césaria me harcelait, me demandant en grâce de la laisser venir chez moi, nous passerions une demi-journée ensemble, toute une après-midi d’amour échevelé, d’étreintes passionnées, à se rapprocher du firmament. Elle s’échapperait et viendrait me retrouver. Sa mère n’en saura rien ; toutefois, le sachant, viendrait-elle venir la cueillir chez moi ? J’avoue que j’aimerais assez voir sa surprise.



Elle fit tant et si bien, que je finis par consentir. J’en avais autant d’envie qu’elle, sinon davantage. Il fallait qu’elle trompe la surveillance de sa mère, donc je devais l’attendre toute la journée du lendemain dans mon appartement, et l’on devrait l’introduire dès son arrivée.

J’attendais avec l’impatiente fiévreuse d’une jeune amoureuse, qui en est à sa première rencontre. J’allais donc pouvoir enfin contenter mon violent caprice, dont la réalisation sans cesse reculée me rendait malade. J’allais pouvoir enfin découvrir cette jolie fée, cette troublante pucelle, je ne dis pas vierge à dessein, caresser à mon aise, embrasser cette fine peau blanche, dont mes caresses m’avaient informé sur la douceur de la soie dont elle était tissée. Finalement, après une heure d’attente agitée, Césaria accoura dans mes bras.



Ce fut une effusion, un épanchement, un échange des plus délicates cajoleries continues, en nous découvrant réciproquement. Ses charmes étaient dans tout l’éclat de leur candeur, n’ayant jamais reçu le moindre effleurement, les seins menus, replets, malléables, emplissent ma main, une subtile toison flavescente tapisse le monticule, deux cuisses rondes s’effilent vers les genoux, continues par deux jolies jambes, enfermées dans d’élégants bas de soie noire, qui se terminent dans deux petits souliers minuscules, emprisonnant les deux petits petons, qui supportent la charmante déesse des fleurs.



Derrière, au bas de la gracieuse cambrure des reins, une adorable paire de fesses blanches, rebondies, arrêtent mes yeux et mes lèvres, et je les couvre de caresses, agenouillée devant l’aimable croupe, avant d’aller embrasser le joli conin rubicond, dont la délicate odeur de jasmin vient jusqu’à mon nez par la fente parfumée, taillée en pleine chair entre les cuisses. Elle consent ; je la prie de se retourner, voulant lui offrir, comme je suis ici, à genoux, sa première leçon de langue.

Lire la suite à "The Crash Pad Series"




vendredi 25 mai 2012

Complicités féminines


Toute occupée à son blog, Mathilde était devenue plus rouge que le soleil couchant de la Méditerranée. Cet événement, qu’elle concevait bien malgré elle, la précipitait dans l’indignation la plus spontanée. C’est à peine si, dans son affolement, sa main habile pouvait mouvoir la souris du Macintosh.



Mademoiselle Rose Montigny, renversée sur sa bergère, savoura cette comédie en dilettante, s’amusant à suivre sur le visage versatile de la jeune fille l’émoi qui l’agitait intérieurement.
- Montre-moi ce que tu viens de faire sur Photoshop.

Tout affolée et toute troublée, Mathilde laissa sa place à Rose.
- Oh mais ! Oh ! protesta-t-elle, tout en regardant la photo sur laquelle Mathilde travaillait.



Elle la considéra en fronçant les sourcils.
- Tu ne fais guère attention, aujourd’hui, ma toute exquise, et si tu persistes de cette façon, nous ne progresserons jamais dans cette retouche de photo. Mais, qu’est-ce que c’est que ces traces que tu m’as ajoutées sur le visage ?
- Ce n’est rien, c’est juste l’outil-tampon de Photoshop que je vais atténuer par la suite, répondit Mathilde.
- Et là ? Qu’est-ce que tu as fait à mon postérieur ? demanda Mademoiselle Montigny.
- Oh ! Mademoiselle… C’est… Je suis vraiment désolée !
- Désolée ? Tu me fais rire. Tu l’as forcément fait exprès, ça se voit. Est-ce que tu veux que je me régale avec ton petit cul ? D'ailleurs, tu l’as joliment arrondi, dis-moi. Lève-toi un peu que je regarde mieux. J’ai bien envie d’étreindre ce merveilleux fessier et même lui donner une bonne fessée. Un travail bâclé mérite tout de même une correction, ma jolie. Oui, je souhaite claquer tes fesses, pour t’apprendre à faire attention.



Durant cette mercuriale, le visage de Mathilde devint rouge comme une pivoine. En effet, chères lectrices, puisque vous connaissez la saine et sévère éducation de Clara, vous comprendrez combien ce discours pouvait plaire à notre héroïne. En insistant avec intention sur ses projets, Rose créa chez Clara un trouble intense et la plongeait dans un abîme de confusion. Notre Sud-africaine retournait le fer rouge, dans, osons-nous dire, la plaie d’un orgueil révélé. Ces représailles, finalement, n’indigna pas notre chère soumise et la justesse de la description de Rose l’émoustilla.



Par association d’idées, elle imaginait les étreintes et la posture avilissantes sur les genoux de Mademoiselle Montigny. Aussi, lorsqu’elle lui déclara, de sa voix attendrissante :
- J’ai réfléchi, Clara. Tu as commis une faute inexcusable. Tu mérites une punition. La soumise que tu es, ne me refusera pas ces quelques injonctions. Je vais d’abord t’administrer une bonne petite fessée et tu me serviras ensuite, d’objet sexuel. Tu adoreras ça, j’en suis certaine, finit Rose.



Elle passa ses mains entre les cuisses de Clara qui fit mine de les serrer pour les relâcher après coup. Les mots s’étranglaient tout de même, quelque peu dans sa gorge. Elle ne pu que marmonner un incompréhensible « Oh ! mademoiselle » qui fit sourire notre jeune Sud-africaine, savourant en dilettante l’attitude de son imminente victime.
- Mais si, mais si, viens donc vers moi. Retourne-toi un peu. Voilà, le postérieur que je vais punir, je suis certaine que tu me diras merci.
- Mademoiselle, hésita Clara, vous comprendrez qu’après votre indécente proposition, je ne puisse corriger ces photos, sur lesquelles vous resplendissez.
- Comment donc ! Tu rêves ? Je ne te laisserais pas sortir de cette pièce tant que ceci ne sera pas fait. En attendant, tu es à moi… à moi seule. Je vais d’abord te fouetter, ou plutôt te fesser. En Afrique du Sud, certaines directrices d’agence punissent ainsi leurs petites webmistress. Viens ici ma chère « websoumise » ! Ensuite, on poursuivra au gré de mon humeur… Allez, ma jolie, viens par ici, allonge-toi sur mes genoux ! Voilà, le joli fessier que je mets à découvert, cette petite robe le mettait bien en valeur.
- Vous avez les mains froides, Rose !
- Ta petite lune est bien appétissante ; elle est bien douce, bien dodue.



Tout en lui donnant des premières claques sur les fesses de Clara, un fou rire la saisit.
- Ce petit cul est à moi, je vais en faire ce que je veux !


jeudi 24 mai 2012

La danse des nymphes et le voyage vers Mythilène de Lesbos


Je me focalise sur la beauté des femmes et je proclame mon amour pour l’amour entre filles comme mes moments de douceur garantie. Ma sensibilité à l’égard des formes poétiques des déclarations et des passions féminines, à l’égard des gestes délicats et des mouvements ondulatoires que je perçois parmi celles dont j’ai jeté mon dévolu, agrémente mes envies de sensualité, de caresses sur des temps virgiliens.

Oui, je rêve, ma chère Ôféely de te voir apparaître dans ta robe de tulle, sentir ton parfum de violette et déposer sur ton sein délicat, mes lèvres émues devant ta grâce. Je n’oublierais jamais tes mots qui m’ont caressé comme tes mains, ainsi que le poids de mon corps sur tes genoux.

Et comment ne pas défaillir devant l’abandon de ma chère petite Ava, la muse de mes nuits d’insomnie, pour mes caprices de femme exigeante ? Tes roses m’ont troublé et j’ai apprécié les mots que tu y as ajoutés : « Ce ne sont pas mes épines qui me défendent, dit la rose, c’est mon parfum ».

« Pour mes amies, mes sœurs,
je veux chanter de ma voix belle ce chant de nos plaisirs. »
Sappho 

Katahane : théâtre sapphique