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dimanche 5 août 2012

CorrespondanceS Maîtrisées


Je vous livre sur ce blog le texte que m'a écrit une amie. Je la remercie de me permettre sa publication. Je suis certaine que ça va beaucoup intéresser nos lectrices.

Je souriais. J’allais voir enfin, ce que Mlle Peggy Holiday m’avait raconté. Je la connaissais bien pour être de mes adoratrices. Mais Billie – je l’appelle ainsi, puisque Sarah en agissait de même – m’assura que ce serait génial et que Mademoiselle Getz, comme bien d’autres demoiselles, comme Dinah Vaughan, Rosemary Fitzgerald, Anita Lee et Alice O’Day y assisteraient. D’ailleurs, elles entrèrent toutes et, tout en nous saluant, nous priment toutes rendez-vous pour le lendemain soir. Je pouvais donc remarquer ce qui les caractérisaient et les ressemblaient : l’enthousiasme et leurs cortèges de sourires.



Ce jour arrivant, un autre événement empêcha ces demoiselles de la gynarchie d’être présentes : la pianiste Keny Ader arrivait de Sévilleet elle organisait une réception. Billie s’était arrangé pour que Sarah et moi-même, qui l’accompagnions, puissions entrer, dans une pièce qui nous avait été réservée. Nous prîmes place à la fenêtre et vîmes entrer trois femmes : la députée Marie-Pierre Arkana, la responsable du centre pénitencier Sabine Lenglamet et une assistante Omara Meyer. L’homme entra également, d’une trentaine d’années, accusé d’avoir sous-payé et exploité les caissières d’un supermarché. Il ne paraissait nullement effrayé, mais il détourna les yeux en nous apercevant. Billie nous précisa qu’il s’agissait là de son attitude coutumière et qu’il n’allait pas l’abandonner, comme je pourrais bientôt le remarquer.



Mademoiselle Lenglamet ligota l’homme sur un banc et Omara commença à le fouetter. Il ne portait qu’un pyjama très mince, tendus sur le corps de telle sorte que les formes de ses fesses étaient nettement visibles. Il serrait les dents, mais son visage exprimait la volupté. Celle-ci crut avec les coups. Au trentième, ses yeux s’écarquillèrent, sa bouche s’entrouvrit, il gémissait. Il touchait l’extase.
- Cela aurait dû se produire plus tôt ou seulement vers la fin, me souffla Billie. Je ne crois pas qu’il jouira une deuxième fois, ou alors, il nous faudra l’aider quand il sera avec nous, une fois son châtiment terminé, car j’ai discuté avec Sabine Lenglamet et elle accepte de le faire entrer ici… Je l’ai fait pour vous.

Je compris tout à fait ce que ceci signifiait. Je voulais aussi offrir un cadeau à Ella. La séance dura une demi-heure à raison d’un coup par minute. Après quoi, la députée s’éloigna, Sabine porta le banc dans un réduit et l’homme qu’on venait de battre entra. Nous passâmes alors toutes dans une autre salle dont les murs étaient en verre dépoli, de sorte que cette pièce fut parfaitement lumineuse tout en empêchant de nous voir de l’extérieur. Billie ordonna au détenu de se dévêtir complètement. Ce fut apparemment très difficile pour lui, puisqu’il tremblait de tous ses membres. Son derrière était, en effet, atrocement tuméfié et l’on pouvait encore compter les traces de coups.
- Tu as joui ? lui demanda fermement Billie.
- Oui, dit-il d’une voix si faible.


Hafsia

CorrespondanceS Maîtrisées - correspondancesmaitrisees.blogspot.com

jeudi 21 juin 2012

Comment dresser un homme ?


(Ceci est la suite de "Au service des femmes")

Nous étions resté un bon moment sur cette île. Un sentiment étrange me pénétrait, mon imagination était emplie des images de guerrières que j’avais vu plusieurs fois dans des bandes dessinées. Je voyais surgir des cavalières de toute part, montée sur des juments qui se cabraient. Nous parlions très peu, nous laissant pénétrer par le silence et la solitude, gagnés par la chaleur qui n’épargnait rien. Notre chambre était une grande salle voûtée, presque sans mobilier, épurée et d’une propreté sans pareil.

Elle devenait une Amazone de cette île, il y avait plusieurs jours qu’elle ne m’avait pas fouetté : elle semblait même vouloir nous imposer une sorte de chasteté, comme à la veille d’une grande cérémonie. Plusieurs fois, je lisais sur son visage, le matin au réveil, lorsque nous établissions les projets pour la journée, une détermination, une énergie dans son regard et sa voix. Je n’osais pas l’interroger ; je la craignais trop et j’étais devenu sa chose, un objet, vidé de moi-même pour mieux m’emplir d’elle.

À l’aube, où le soleil était encore plus chaud que d’habitude, elle me dit : « Allez, prépare-toi ». Elle prit son long fouet de cuir noir, la cravache dont elle ne se séparait jamais et des cordes. Elle me demanda de m’habiller seulement d’un pantalon et d’une veste de cuir, sous lesquels je devais rester nu. On n’était pas encore dehors que je transpirais déjà. Au moment où nous quittions l’auberge, notre hôte nous accompagna comme elle nous l’avait proposé. J’esquissais un sourire à ma maîtresse, mais son visage resta si dur que je l’effaçais aussitôt. Je la suivais, l’aubergiste nous précédait. 

(Lire la suite à "Un homme en souffrance")

jeudi 24 mai 2012

Au Service des Femmes


Un jour nous avons décidé d’aborder une île grecque que signalait une vieille carte, que j’avais trouvée dans un ouvrage anonyme, acheté à une bouquiniste à Paris. Mon enquête minutieuse m’avait non seulement permis de localiser avec précision cet endroit, mais aussi trouvé un marin qui pouvait nous y emmener avec son chalutier, car il lui arrivait, depuis la récente crise financière et la soumission de Geórgios Papandréou aux exigences du FMI, d’emmener des touristes, visiter les Cyclades. Le bateau qui nous y menait s’était vidé de passagers à chaque escale, si bien que nous fûmes seuls à descendre à ce petit port très aride, réduit à quelques rochers d’une blancheur qui nous brûlait les yeux, et à une petite baraque de bois qui devait sûrement servir de capitainerie dont les employés auraient pu être absents.






Une très vieille voiture tout terrain nous conduisit en peinant et cahotant dans des chemins plutôt que des routes qui menaient à une petite auberge dominant la Méditerranée, balayée par le vent si fort que seuls quelques cactus et des genets avaient pu s’agripper aux anfractuosités rocheuses. On entendait que le bruit du vent et des goélands dans cette auberge aménagé sur les ruines d’une construction antique. Des Amazones avaient échoué là – à ce que racontait l’ouvrage acheté à Paris. Alors que toutes les îles environnantes s’étaient rendues aux barbares, seules ces guerrières poursuivaient la résistance, repliées sur elles-mêmes, coupées du reste du monde, pour ne pas mourir des hordes d’hommes qui ne supportaient pas leur insoumission ; tolérées finalement parce que très discrètes, parce que leur île fort éloignée n’attirait guère, elles vivaient en parfaite harmonie avec la nature qu’elles avaient rendu finalement agréable. La paix retrouvée, elles vivaient d’amour qu’elles conjuguaient au féminin. Ces femmes intrépides et redoutées étaient toutefois extraordinairement belles.


Parfois, elles organisaient des razzias jusqu’à la rive d’Asie mineure pour ramener des esclaves mâles qu’elles utilisaient pour les travaux pénibles et pour leurs plaisirs de tourmenter ce qu’elles considéraient comme le mal absolu. Elles avaient réussi l’extraordinaire, construire tout un village et un temple sur les hauteurs. Ce dernier était à la hauteur des terres, sur un plateau assez élevé, aujourd’hui très aride comme le reste de l’île ; de hautes colonnades très blanches émergeaient d’étranges remparts construits par les Amazones. De leurs débauches, il ne demeurait plus que ce que nous pouvions imaginer et quelques détails de l’architecture : anneaux, chaînes ou cachots. Notre hôte, une belle aubergiste à la peau cuivrée, ne tarissait pas d’anecdotes sur l’histoire des Amazones dont elle était visiblement érudite. Elle nous affirmait qu’elle y allait régulièrement et qu’elle se ferait un plaisir de nous y accompagner.

Au Service des Femmes - soumisparisien.free.fr

(lire la suite à "Comment dresser un homme")

mercredi 23 mai 2012

Amazon Research Network



Mythe ou réalité ? Que valent les recherches archéologiques face aux tenants de l’Histoire officielle, de l’Histoire des vainqueurs ? Pourquoi refuser d’imaginer que les femmes aient pu exercer une forme de pouvoir ? Pourquoi l’histoire des Amazones effraient-elle autant ? Est-il impensable de laisser aux femmes la destinée humaine ? Pourquoi ne pas faire confiance à celles qui vous ont mis au monde ?

Ce site est une merveille, une plate-forme sur laquelle est présentée, de manière très intéressante, l’histoire des Amazones. Le but annoncé est de faire progresser la recherche en vous livrant tout ce qui a été trouvé sur le sujet.

Comme pendant l'Antiquité, sur l’île de Lemnos où ont habité des femmes. Cette île incroyable a été appelée « gynaikokratumene » et pour cause. Elles ressemblaient à une organisation matristique ou gynarchique, avec des habitantes vivant en toute confiance, dans un monde sans homme.

Amazon Research Network - www.myrine.at

Les Amazones selon Lucie Bodin