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mardi 29 mai 2012

Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne d'Olympe de Gouges


« La femme a le droit de monter sur l’échafaud, elle doit avoir également celui de monter à la tribune ». Femme de lettre et de tête, Olympe de Gouges (1748-1793) s’illustre dès les premières heures de la Révolution par ses idées de réforme. Devant l’assemblée constituante, elle réclame l’égalité des sexes. Avec sa Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne (1791), son œuvre la plus célèbre, cette première théoricienne du féminisme reprend point par point la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1789 en une inversion parodique : « La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits ». Son texte, à l’instar de son exhortation finale, « Femme, réveille-toi », garde une étonnante actualité.




vendredi 25 mai 2012

Causette


« Plus féminin du cerveau que du capiton »
Non ! on ne vous parlera pas de Madame Figaro ou de Marie Claire ; on ne vous orientera jamais non plus sur ces magazines à horoscope, à célébrités ou à régimes miraculeux. Nous, celui qu’on aime, celui dont on parle à table, celui dont on se régale depuis trois ans, c’est le merveilleux, c’est l’audacieux, c’est le génialissime « Causette ».

J’ai abonné une amie, Clémentine, cela lui changera de son éternel Biba ; j’ai abonné mon exquise Ôféely, qui l’apprécie beaucoup ; j’ai abonné ma concierge, qui pense que le féminisme c’est Michèle Alliot-Marie. 

J’espère de tout mon cœur qu’il survivra et qu’il en inspirera bien d’autres. Je souhaite bonne chance à l’équipe de ce magazine, j’attends le prochain numéro avec impatience.


Causette - www.causette.fr



jeudi 24 mai 2012

Participation

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Anarchisme, Féminisme, contre le Système prostitutionnel - d’Hélène Hernandez et Élisabeth Claude



La majorité des hommes et des femmes ne sont pas des personnes prostituées, ni des prostitueurs, ni des proxénètes. Cette brochure vise la prise de conscience que nous sommes toutes et tous « prostituables » :

- toutes et tous, nous sommes potentiellement des proies pour les trafiquants de personnes humaines et pour les lobbys mafieux ;
- toutes et tous, nous sommes potentiellement des cibles pour devenir des clients de la consommation de sexe, avec le manteau habile de l’argument de la libération sexuelle ;
- toutes et tous, nous sommes à la foie des proies et des candidats à devenir marchands ou trafiquants, pour qui tout s’achète et tout se vend, pour qui tout est commerce juteux.

Nous espérons que cette brochure contribuera à la construction de l’émancipation de toutes et de tous et à l’élaboration de la société sans domination masculine à laquelle aspirent toutes et tous les gynarchistes.

Pour en savoir plus : Prostitution et société

mercredi 23 mai 2012

De la gynocratie à la gynarchie


La gynarchie et la matristique ne se réduisent pas aux mythes des Amazones ou des Lemniennes. Nous ne sommes plus au temps des femmes guerrières des Scythes et des Sauromates, même si nous pouvions rêver de venger Penthésilée tuée par Achille. La gynarchie est une affaire de pensée structurée, une philosophie qui fait une part belle à la culture, contre la nature destructrice des hommes. La gynarchie est un principe matérialiste et libertaire. Elle est un rempart contre les thèses patriarcales, qui pour un grand nombre de mâles ne voient dans les femmes que des mères ou l’instrument de leur plaisir.

La gynarchie propose de redonner la place capitale que devraient avoir les femmes partout dans le monde. Nous le remarquons grandement, lorsque depuis quelques décennies, grâce à nos luttes difficiles a mener, les femmes rattrapent rapidement le retard qu’elles avaient accumulé depuis des millénaires. Notre confinement dans des rôles domestiques et subalternes, notre trop longue absence des bancs de l’École et de l’Université étaient la cause de cet atermoiement. Les femmes réussissent là où les hommes échouent. Car elles sont nombreuses à ne plus prendre modèle sur les mâles et ne plus être prédéterminées par la culture socio-économique du patriarcat.

Nous pouvons rester songeuses face à leurs inventions « intellectuelles » pêle-mêle : la religion, le monothéisme, la propriété privée, le libéralisme, la concurrence libre et non faussée, la répression, les discriminations et la censure. Nous pouvons rester songeuses sur cet effroyable paradoxe entre la capacité des hommes à s’accorder pour eux-mêmes toutes les jouissances sexuelles et leur facilité à l’interdire aux autres et surtout à nous, les femmes. La sexualité n’est par leur bastion rien qu’à eux, c’est d’abord le nôtre, à nous les femmes, nous en ferons meilleur usage, car comme le pensent certains auteurs, Éros n’est pas le fils d’Aphrodite, mais son serviteur.

La gynarchie est un modèle hédoniste puisqu’elle se propose de ne plus jamais oublier la liberté totale des femmes de disposer d’elles-mêmes, de leur corps, de leur ventre et de leur sexualité.

La gynarchie ne restera pas une utopie si les femmes l’entretiennent culturellement et si elles prennent toutes consciences qu’elles doivent être résolues à reconsidérer leur place dans la société.

Enfin, la gynarchie est un bon moyen de secouer le féminisme, pour qu’il reprenne son combat qu’elle a si brillamment mené.

Modèle féminin pour shooting rémunéré

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L'avènement d'une nouvelle gynarchie

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